Les lauréats des Ball-Trap Awards, Millésime 2025
Saison 7 – Épisode 9
Cette édition 2025 de nos Ball-Trap Awards a été en demie-teinte, peu de belles fragrances au départ mais du très sérieux à l’arrivée, ça fait plaisir. Le public a été très engagé, certains défendant leurs marques préféres bec et ongles, mais c’est de bonne guerre. On a quand même eu une belle cuvée qu’on vous laisse découvrir…
Écouter le podcast de Le Parfumerie sur les Ball-Trap Awards 2025 :
Lauréats Ball-Trap Awards, Millésime 2025
Une présentation confuse : Fun (en Antinoüs par Anti), Le Zen (en Habit Rouge Dress Code de Guerlain) et L’Ancien (qui porte Five O’clock au Gingembre de Serge Lutens).
Donnez de la force à vos gars ! Il nous a fallu 6 espressos et des biscuits à la noix de coco pour réaliser l’ensemble de cet épisode !
Des 6ème Ball-Trap Awards totalement volcaniques !
Voilà un Millésime des Ball-Trap Awards qui restera dans les annales comme celui de la « Relève » et des prises de risques insensées. Entre les « Jul » de la parfumerie qui rafalent à la sulfateuse et les jeunes marques indépendantes qui posent leurs testicules sur la table, on a eu de quoi se réjouir. Les tendances ont enfin trouvé du répondant avec des matières premières traitées à la louche et des histoires qui trippent pour de vrai.
Le Millésime 2025 :
Les catégories
Lauréats des Ball-Trap Awards, Millésime 2025
Ravages
Madagascar le Baume Vanille de Parfum d’Empire, par Marc-Antoine Corticchiato
À La Parfumerie Podcast, on sait que Parfum d’Empire ne joue pas les buzz de TikTok, mais là, ils ont sorti une vraie saloperie en matière de vanille qui a mis tout le monde d’accord. Le public a répondu dans les votes avec un carton monumental, laissant les autres finalistes dans les rétros avec plusieurs centaines de voix d’écart. C’est méchant, c’est puissant, et ça montre qu’une maison de niche peut encore faire une démonstration sur un thème pourtant essoré .
Un OVNI dans le catalogue
Après vingt ans à proposer des dingueries multiples, Marc-Antoine Corticchiato prouve qu’il n’a pas besoin de suivre les modes pour les dominer. Madagascar n’est pas qu’une vanille de plus ; c’est un récit biographique ancré dans une bouteille de Rhum local puissant, bue sur l’île, une promesse de générosité servie à la louche. Cette victoire confirme que la force de l’indépendance réside dans la cohérence d’un homme qui ne trahit jamais son ADN pour quelques likes, pour tenter de plaire à tous. Parfum d’Empire nous régale tous les ans, c’est autre chose que les grosses merdes balourdées sur les réseaux sociaux.
Madagascar le Baume Vanille de Parfum d’Empire, par Marc-Antoine Corticchiato
À La Parfumerie Podcast, on sait que Parfum d’Empire ne joue pas les buzz de TikTok, mais là, ils ont sorti une vraie saloperie en matière de vanille qui a mis tout le monde d’accord. Le public a répondu dans les votes avec un carton monumental, laissant les autres finalistes dans les rétros avec plusieurs centaines de voix d’écart. C’est méchant, c’est puissant, et ça montre qu’une maison de niche peut encore faire une démonstration sur un thème pourtant essoré .
Un OVNI dans le catalogue
Après vingt ans à proposer des dingueries multiples, Marc-Antoine Corticchiato prouve qu’il n’a pas besoin de suivre les modes pour les dominer. Madagascar n’est pas qu’une vanille de plus ; c’est un récit biographique ancré dans une bouteille de Rhum local puissant, bue sur l’île, une promesse de générosité servie à la louche. Cette victoire confirme que la force de l’indépendance réside dans la cohérence d’un homme qui ne trahit jamais son ADN pour quelques likes, pour tenter de plaire à tous. Parfum d’Empire nous régale tous les ans, c’est autre chose que les grosses merdes balourdées sur les réseaux sociaux.
Haute Voltige
Mandi Rhubi par Isabelle Larignon
La parfumerie est entre de bonnes mains avec Isabelle Larignon. Mandi Rhubi c’est pour nous le renouvellement du rayon frais, en mode indé, totalement libre. On est sur du croquant, du vert, une exécution qui rafraîchit tout sur son passage et éclabousse des piteux parfums d’été. C’est une pièce de haute voltige par définition, une compo qui parvient à être surprenante par petites touches, sans jamais avoir besoin d’en faire des tonnes pour convaincre.
Le vert de demain
Alors que le marché est saturé de jus stériles aux notes synthétiques criardes, de ces fameux Boisés Aromatiques répétitifs, Isabelle Larignon nous propose une maîtrise de la composition qui rappelle les grands parfumeurs en devenir, tout en restant résolument singulière. Ce prix est une victoire pour ceux qui aiment que le parfum leur résiste un peu, pour ceux qui cherchent la vibration d’une matière bien travaillée. C’est splendide, c’est équilibré, et ça place la barre très haut pour cette concurrence qui ferait bien de se réveiller, endormie entre leurs œillères.
Ce parfum nous fait nous demander comment on pouvait vivre sans ? Il se démarque tellement sur l’étagère qu’on ne voit souvent que lui dans un geste routine. En bref, il est de l’étoffe de ceux dont dit qu’ils sont « la base » trente ans après. Cette place est méritée, comme pour ceux d’avant, du beau, du vrai !
Mandi Rhubi par Isabelle Larignon
La parfumerie est entre de bonnes mains avec Isabelle Larignon. Mandi Rhubi c’est pour nous le renouvellement du rayon frais, en mode indé, totalement libre. On est sur du croquant, du vert, une exécution qui rafraîchit tout sur son passage et éclabousse des piteux parfums d’été. C’est une pièce de haute voltige par définition, une compo qui parvient à être surprenante par petites touches, sans jamais avoir besoin d’en faire des tonnes pour convaincre.
Le vert de demain
Alors que le marché est saturé de jus stériles aux notes synthétiques criardes, de ces fameux Boisés Aromatiques répétitifs, Isabelle Larignon nous propose une maîtrise de la composition qui rappelle les grands parfumeurs en devenir, tout en restant résolument singulière. Ce prix est une victoire pour ceux qui aiment que le parfum leur résiste un peu, pour ceux qui cherchent la vibration d’une matière bien travaillée. C’est splendide, c’est équilibré, et ça place la barre très haut pour cette concurrence qui ferait bien de se réveiller, endormie entre leurs œillères.
Ce parfum nous fait nous demander comment on pouvait vivre sans ? Il se démarque tellement sur l’étagère qu’on ne voit souvent que lui dans un geste routine. En bref, il est de l’étoffe de ceux dont dit qu’ils sont « la base » trente ans après. Cette place est méritée, comme pour ceux d’avant, du beau, du vrai !
Matières
Encore Madagascar !
Parier sur la vanille en 2025, c’est comme shooter du milieu de terrain : c’est risqué mais quand ça rentre, c’est magistral. Ici, la vanille est traitée dans toutes ses nuances et ses contrastes, épaisse, chaude et profonde (pause!), loin de l’éthyl-vanilline stérile qu’on nous refile à chaque coin de rue. Ce parfum incarne la matière elle-même au point que le vote a été une évidence totale pour la Terre entière.
Un hold-up pur et simple qui nous permet de comparer enfin le vrai parfum avec le cinéma commercial habituel. On est au cœur du sujet, dans l’opulence et la générosité d’un créateur qui sait de quoi il parle.
On ne le redira jamais assez, Parfum d’Empire c’est la parfumerie comme on est censé nous la proposer. Avec du corps et de l’âme avant d’être une ligne dans un cahier des charges. Marc-Antoine Corticchiato ne regarde jamais le prix du concentré et ça se sent. Que les start-up du parfum en prennent de la graine, par pitié, faites de vraies œuvres ou ne faites rien !
Encore Madagascar !
Parier sur la vanille en 2025, c’est comme shooter du milieu de terrain : c’est risqué mais quand ça rentre, c’est magistral. Ici, la vanille est traitée dans toutes ses nuances et ses contrastes, épaisse, chaude et profonde (pause!), loin de l’éthyl-vanilline stérile qu’on nous refile à chaque coin de rue. Ce parfum incarne la matière elle-même au point que le vote a été une évidence totale pour la Terre entière.
Un hold-up pur et simple qui nous permet de comparer enfin le vrai parfum avec le cinéma commercial habituel. On est au cœur du sujet, dans l’opulence et la générosité d’un créateur qui sait de quoi il parle.
On ne le redira jamais assez, Parfum d’Empire c’est la parfumerie comme on est censé nous la proposer. Avec du corps et de l’âme avant d’être une ligne dans un cahier des charges. Marc-Antoine Corticchiato ne regarde jamais le prix du concentré et ça se sent. Que les start-up du parfum en prennent de la graine, par pitié, faites de vraies œuvres ou ne faites rien !
Héritage
Barénia Intense d’Hermès, par Christine Nagel
Le duel face à Shalimar a tourné au triomphe pour Hermès grâce à une version intense qui propose enfin un vrai propos. Les votants « pros » ont littéralement plié le game ici, validant une écriture de Christine Nagel qui, bien au-dessus du premier Barénia, montre une cohérence rare dans le panorama actuel, mais aussi de l’idée ! C’est d’ailleurs ce que la parfumeuse nous avait présenté avec les différentes versions de Twilly. C’est fort de voir un flanker qui ne se contente pas de prolonger le gimmick de l’original et qui amène une vraie proposition.
On espère que cela encouragera les grandes maisons à sortir de leur stèle stérile et de s’ancrer dans le domaine de l’effort et du renouvellement, de la remise en question. La parfumerie mainstream a besoin de voir ce type de référence pour avancer, cette catégorie commerciale étant copiée sans relâche par la niche se doit de montrer la voie. Il faut pour cela qu’elle revoit son logiciel. C’est pas gagné, mais Barénia nous donne espoir…
Hermès de son côté continue de respecter le client, ceux qui pleurent le départ de Jean-Claude Ellena devraient aussi regarder du côté des concurrents du domaine. Qui peut prétendre faire mieux ?
Barénia Intense d’Hermès, par Christine Nagel
Le duel face à Shalimar a tourné au triomphe pour Hermès grâce à une version intense qui propose enfin un vrai propos. Les votants « pros » ont littéralement plié le game ici, validant une écriture de Christine Nagel qui, bien au-dessus du premier Barénia, montre une cohérence rare dans le panorama actuel, mais aussi de l’idée ! C’est d’ailleurs ce que la parfumeuse nous avait présenté avec les différentes versions de Twilly. C’est fort de voir un flanker qui ne se contente pas de prolonger le gimmick de l’original et qui amène une vraie proposition.
On espère que cela encouragera les grandes maisons à sortir de leur stèle stérile et de s’ancrer dans le domaine de l’effort et du renouvellement, de la remise en question. La parfumerie mainstream a besoin de voir ce type de référence pour avancer, cette catégorie commerciale étant copiée sans relâche par la niche se doit de montrer la voie. Il faut pour cela qu’elle revoit son logiciel. C’est pas gagné, mais Barénia nous donne espoir…
Hermès de son côté continue de respecter le client, ceux qui pleurent le départ de Jean-Claude Ellena devraient aussi regarder du côté des concurrents du domaine. Qui peut prétendre faire mieux ?
Savant Fou
Ansongo de Nez 1+1, par Dora Baghriche
Le storytelling ici n’est pas du marketing bidon ; c’est une histoire purement humaine qui lie l’enfance d’Aïssa Maïga au Nord Mali. Cette odeur, c’est son village, ces jours passés avec sa grand-mère qui ne quitteront jamais son cœur. Dora Baghriche a décroché ce titre via une démarche incroyable consistant à fouiller les archives de Firmenich pour exhumer un fruit égyptien oublié : le fruit de Doum. L’expérience Firmenich était partie en fumée à l’époque après le braquage des fruits par des écureuils ! C’est un parfum que peu de gens comprendront par manque de background culturel, mais c’est justement ce qui en fait une dinguerie de savant fou.
Culturissime
Ce n’est donc pas un accord datte mais la recomposition d’un fruit qu’on ne trouve nul part dans l’histoire de la parfumerie, un parfum qui vous expédie directement au Sahel. Ansongo s’écarte des sentiers battus pour offrir une expérience olfactive radicale, remplie des souvenirs et des larmes d’Aïssa. On est dans la prouesse technique et l’émotion pure, une combinaison qui justifie pleinement sa place dans cette catégorie. C’est touchant, c’est courageux, et c’est surtout du grand art. C’est même un acte politique : arrêtez de vendre de l’exotisme sans en avoir le sens, laissez raconter leurs histoires à ceux qui les ont vécues !
Ansongo de Nez 1+1, par Dora Baghriche
Le storytelling ici n’est pas du marketing bidon ; c’est une histoire purement humaine qui lie l’enfance d’Aïssa Maïga au Nord Mali. Cette odeur, c’est son village, ces jours passés avec sa grand-mère qui ne quitteront jamais son cœur. Dora Baghriche a décroché ce titre via une démarche incroyable consistant à fouiller les archives de Firmenich pour exhumer un fruit égyptien oublié : le fruit de Doum. L’expérience Firmenich était partie en fumée à l’époque après le braquage des fruits par des écureuils ! C’est un parfum que peu de gens comprendront par manque de background culturel, mais c’est justement ce qui en fait une dinguerie de savant fou.
Culturissime
Ce n’est donc pas un accord datte mais la recomposition d’un fruit qu’on ne trouve nul part dans l’histoire de la parfumerie, un parfum qui vous expédie directement au Sahel. Ansongo s’écarte des sentiers battus pour offrir une expérience olfactive radicale, remplie des souvenirs et des larmes d’Aïssa. On est dans la prouesse technique et l’émotion pure, une combinaison qui justifie pleinement sa place dans cette catégorie. C’est touchant, c’est courageux, et c’est surtout du grand art. C’est même un acte politique : arrêtez de vendre de l’exotisme sans en avoir le sens, laissez raconter leurs histoires à ceux qui les ont vécues !
L’Art de la Guerre
Bois Roi d’Agalloche de Serge Lutens
Si Serge Lutens se la coule douce dans son Riad au Maroc, l’entreprise tourne à plein régime. De nombreuses sorties continuent de renouveller le catalogue, poussant d’ailleurs la légende un peu plus dans l’ombre. Les heures de gloire aux côtés de son binôme Christopher Sheldrake sont révolues, mais qui sait, une maison de compo parfois, même en mode industriel, peut propulser une ou deux surprises. Bois Roi d’Agalloche a survolé les votes pour ramasser ce titre de L’Art de la Guerre. Un Oud aux facettes médicinales et fécales, point trop hurlant sur la longueur, qui suffit à convaincre un public occidental, grâce à un rendu efficace et plutôt bien bossé. Le bail respecte le propos et sert ceux qui veulent leur « oud » accessible pour avoir ce sillage un brin bestial.
On est loin des superbes boisés de la maison mais pourquoi pas ? Rendons quand même aux divers Césars ce qui leur appartient, Lutens mérite tous les titres du monde, mais les vrais savent : un bon Oud ne se déniche pas dans les couloirs de l’industrie. On vous envoie donc pluôt chez la clique Rimo Scent, Al Qasidah et Mabra Parfums pour avoir matière dans le flacon…
Bois Roi d’Agalloche de Serge Lutens
Si Serge Lutens se la coule douce dans son Riad au Maroc, l’entreprise tourne à plein régime. De nombreuses sorties continuent de renouveller le catalogue, poussant d’ailleurs la légende un peu plus dans l’ombre. Les heures de gloire aux côtés de son binôme Christopher Sheldrake sont révolues, mais qui sait, une maison de compo parfois, même en mode industriel, peut propulser une ou deux surprises. Bois Roi d’Agalloche a survolé les votes pour ramasser ce titre de L’Art de la Guerre. Un Oud aux facettes médicinales et fécales, point trop hurlant sur la longueur, qui suffit à convaincre un public occidental, grâce à un rendu efficace et plutôt bien bossé. Le bail respecte le propos et sert ceux qui veulent leur « oud » accessible pour avoir ce sillage un brin bestial.
On est loin des superbes boisés de la maison mais pourquoi pas ? Rendons quand même aux divers Césars ce qui leur appartient, Lutens mérite tous les titres du monde, mais les vrais savent : un bon Oud ne se déniche pas dans les couloirs de l’industrie. On vous envoie donc pluôt chez la clique Rimo Scent, Al Qasidah et Mabra Parfums pour avoir matière dans le flacon…
Rafale
Les 5 meilleurs parfums de l’année 2025
Cette cuvée 2025 a été une petite torture. On a dû trancher dans le vif pour établir une hiérarchie honnête entre des œuvres qui ne boxent pas forcément dans la même catégorie. On a étiré le top 3 à 5 places, comme pour la cuvée 2023, pour rendre hommage à l’effort de ces marques qui nous font encore vibrer. Spéciale dédicace donc à Rosa Antiqua, sacrifié par Antinoüs sur l’autel de la diversité !
1
Balle de Diamant
Antinoüs de Ānti, Signé Marc-Antoine Corticchiato
C’est le numéro un technique incontesté, un parfum qui renouvelle le game de la fougère et rend un hommage colossal aux odeurs de peau. C’est gigantesque de cohérence entre le storytelling et l’exécution, un hommage à la sauge qui évite le piège du cumin gênant. Un grand bravo à cette jeune marque qui vient poser ses testicules sur la table avec une telle référence.
2
Balle d’Or
Madagascar le Baume Vanille de Parfum d’Empire, encore Marco !
On ne pouvait pas ne pas le mettre sur le podium tant la générosité des matières premières est insolente. C’est la vanille absolue à la Marc-Antoine Corticchiato, celle qui ferait presque de l’ombre à tout le reste de la collection par son succès commercial foudroyant et la justesse de son propos. Pour les amateurs de jus liquoreux et d’épices pour froisser les vertèbres des passants…
3
Balle d’Argent
Mandi Rhubi d’Isabelle Larignon
Un parfum qui est au-dessus du lot par sa capacité à réinventer la fraîcheur sans tomber dans le cliché. C’est du travail d’orfèvre, croquant et vert, qui confirme qu’Isabelle Larignon est désormais une figure incontournable de la parfumerie de demain. Sa maitrise du storytelling magnifie ses compositions (ou inversement!) et fait d’elle une abonné des Ball-Trap Awards.
4
Balle de Platine
Belle Suzette de Eau de Couture, par Katell Plisson
La très agréable surprise de cette année, une « Relève » qui entre par la grande porte avec une histoire simple et parfaite. Un souvenir d’enfance gourmand qui matche tout de suite et nous rappelle que le parfum doit avant tout nous faire voyager, replaçant l’émotion au centre du débat, loin des constipations intellectuelles. On a hâte de voir la suite de l’histoire…
5
Balle de Titane
Ansongo de Nez 1+1, par Dora Baghriche
Lorsque le désir de raconter le parcours d’une vie pousse une parfumeuse à dépoussiérer les archives d’une grande maison de compo, ça nous envoie un message : le professionalisme paie ! Aïssa Maïga, en racontant son histoire nous a mis le Sahel sous le nez et fait découvrir un fruit inconnu du grand public. Félicitations pour l’ensemble du projet !
Tireur d’élite
Meilleur parfumeuse 2025 : Katell Plisson
La Relève naturelle
Katell Plisson n’a pas seulement signé un beau parfum avec Belle Suzette, elle a marqué les esprits par la maîtrise qu’on lui connait des matières, mais surtout cette volonté de proposer du sérieux à une jeune marque. Sa nomination ici est une évidence pour nous, car elle incarne cette nouvelle garde qui sait allier technique et sensibilité sans se perdre dans les tendances radioactives.
Elle a su transformer un souvenir en une performance olfactive de haut vol, Ouvrant en grand les portes d’un bel avenir pour la maison Eau de Couture. Chapeau bas madame !
Tireur d’élite
Meilleur parfumeuse 2025 : Katell Plisson
La Relève naturelle
Katell Plisson n’a pas seulement signé un beau parfum avec Belle Suzette, elle a marqué les esprits par la maîtrise qu’on lui connait des matières, mais surtout cette volonté de proposer du sérieux à une jeune marque. Sa nomination ici est une évidence pour nous, car elle incarne cette nouvelle garde qui sait allier technique et sensibilité sans se perdre dans les tendances radioactives.
Elle a su transformer un souvenir en une performance olfactive de haut vol, Ouvrant en grand les portes d’un bel avenir pour la maison Eau de Couture. Chapeau bas madame !
Le Cercle des Légendes
Le Hall Of Fame du Parfum par La Parfumerie Podcast
Voici les trois nouveaux monuments qui rejoignent le club très fermé des immensités de l’Art Olfactif, pour nous rappeler ce qu’est vraiment le Parfum avant que l’industrie ne devienne une usine à rien.
N°19 de Chanel
Par Henri Robert, en 1970
Véritable testament olfactif lancé juste avant la disparition de Coco Chanel, le N°19 est un accord floral vert poudré d’un équilibre remarquable. Là où certains prédécesseurs pouvaient être agressifs, Henri Robert a su dompter la note terreuse du galbanum en l’enveloppant dans une essence d’iris spectaculairement suave et coûteuse. C’est un parfum qui traverse les âges sans prendre une ride, porté par une signature de simplicité et une élégance inimitable.
Iris Silver Mist de Serge Lutens
Par Maurice Roucel, en 1994
Considéré par beaucoup comme le plus bel iris sur terre, ce parfum est une prouesse d’orfèvrerie qui parvient à être à la fois le plus brut et le plus minutieux. Il capture l’absolu de beurre d’iris pur et lui fait vivre une danse glaciale entre carotte et note de poire dans une brume extraterrestre. Iris Silver Mist est un pilier vivant de la parfumerie, un tueur au sang froid, « comme une nuit noire de février » diront certains, qui s’adoucit lentement sur la peau. Un chef-d’œuvre.
Jicky de Guerlain
Par Aimé Guerlain, en 1889
L’émouvant ancêtre de la parfumerie moderne, créé en souvenir du premier amour d’Aimé Guerlain, réussit le tour de force d’associer une fraîcheur pétillante à la force animale. Ce monument est LE classique de la parfumerie, transformant à jamais l’histoire et envoyant l’art olfactif en orbite autour de la Terre. Bergamote, lavande vibrante, romarin, ambregris iodé et civette, le récital complexe de cette œuvre a enfanté une descendance sans fin. C’est l’empereur incontesté de ce Cercle des Légendes.
Le Ball-Crap
Le pire du parfum en 2025
Paradigme de Prada
Prada nous a habitués à la qualité, mais là, c’est la chute vertigineuse dans le stérile infini. Paradigme est un « non-parfum », une chose insignifiante qu’on croise cent fois sans jamais la reconnaître, une soupe de marketing faite pour vendre des palettes à coup de com’ d’Emma Watson. Les votes pros ont été d’ailleurs sans pitié avec ce carton de médiocrité qui caractérise parfaitement ce qu’on déteste dans l’industrie actuelle.
Paradigme est bel et bien le sommet du vide, une preuve de plus qu’à force de vouloir plaire à tout le monde, on finit par ne plus sentir rien du tout. Ça fouette les trente milles évaluations, le brainstorming de directions artistiques sans boussole et les cent milles essais pour rien, un peu comme la prouesse technique d’un Y de Saint Laurent pour ne rien proposer à l’arrivée.
Prada nous déçoit, la marque des belles infusions ne produit plus grand chose, et cette descente aux enfers on ne l’a connait que trop bien, de nombreux géants l’ont vécue et n’en sont jamais revenus, la fosse de l’inutile n’épargne personne. Le trou est profond, bravo pour les pelles, continuez de creuser !
Alors ces lauréats des Ball-Trap Awards 2025, vous en dites quoi ?
Lâchez un commentaire et faites profiter la communauté de votre expérience.
L’auteur :
L’Ancien
Auteur / Animateur
Il est la voix lugubre de ce podcast, grande gueule qui aime à secouer l’industrie du parfum. Sur ces notes trempées à l’encre noire, on peut distinguer des listes de victimes enterrées de Paris à Oman. L’Ancien est celui que tu aimes détester, c’est cette note de cœur qui te dérange mais qui rend la composition si singulière.
La Parfumerie, La Saison 7 du Podcast Parfum
Tous les épisodes :
MTL Olfaction, le parfum du Québec à l’honneur
L’évènement MTL Olfaction, les 28 et 29 août 2026, met la parfumerie québécoise sous les projecteurs. L’occasion de découvrir de nouveaux horizons parfumés, la culture locale et une vision épargnée du grand capitalisme.
Musc Tonkin against the World
Le retour du parfum vers son essence n’est pas pour aujourd’hui. Lorsqu’on se pose sur Musc Tonkin et qu’on regarde le panorama de l’industrie, on comprend la profondeur du fossé…
Paris Perfume Week 2026, le verdict !
On est parti sillonner le Palais Brongniart pour la Paris Perfume Week 2026, ça en valait la chandelle ! On fait un topo en équipe.
Immersion en Nez-ducation Nationale
On parle sans cesse de culture, l’éducation des petits est la base du renouveau de demain. Connaître le monde olfactif qui les entoure est primordial.
Thomas Dominguès, sur un fil entre vente et passion
Thomas est l’exemple du passionné qui va au bout des choses, de l’époque d’AuParfum à la boutique Liquides, il partage avec nous sa vision…
Bois d’Argent Esprit de Parfum, quand Dior déterre ses morts
Le fallait-il vraiment ? Dior a pondu un flanker Esprit de Parfum de son Bois d’Argent, 20 ans après et ultra luxe, on se pose des questions.
Storytelling, arnaque marketing ou contexte poétique ?
Doit-on sentir un parfum à l’aveugle ? Quelle importance à le Storytelling autour d’une fragrance et quels sont les pièges ?
Être un média utile
Dans le magma du paysage du parfum, l’importance d’un contrepoids dans la critique est essentielle, la PP s’y attèle et résiste…











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