Raconte moi une histoire
Les parfumeurs et les marques racontent des histoires mais qui les comprend vraiment ? Le décalage est immense, le public est perdu…
Têtes vides
On voit se répandre la nouvelle génération d’influenceurs sur les réseaux sociaux, tous vendeurs et bien vendus pour la plupart. Ça décrit les parfums en suivant le fil des publications Fragrantica, ça copie les pyramides olfactives et ça répète ce qu’on leur raconte. Très loin de saisir le propos du parfum, ils sont réalité l’exemple type du client lambda en parfumerie de nos jours. Largué en olfaction, largué tout court, d’ailleurs.
On reproche souvent aux parfumeurs de ne rien produire de sérieux, rien de beau, de toujours livrer le brief sans trop de prise de tête, mais voyons sincèrement à qui ils s’adressent…
Donnez de la force à vos gars ! Il a fallu 1 café sombrissime pour réaliser cette newsletter !
Notre infâme communauté se retrouve sur notre Serveur Discord, on parle de fragrances, de bons plans etc. On s’affronte, on s’engueule, bref une putain d’ambiance !
Nos Chaîne WhatsApp et Canal Telegram diffusent tous nos épisodes + des inédits croustillants de temps à autre.
Pas inscrit à la Newsletter de La Parfumerie Podcast ?! Ça prend 3 secondes :
Balance tout !
Valises vides
Ni les directions artistiques ni les consommateurs à qui elles s’adressent ne comprennent un traitre mot du contenu des bouteilles. Les seuls codes qui fonctionnent sont le poids du flacon, celui du capot, l’épaisseur de l’emballage et la police d’écriture. Quel rapport avec la formule ? Pas grand chose. Lorsqu’on parle des pièges du storytelling dans notre dernier épisode, c’est l’auditoire aussi qu’il faut prendre en compte. Qui peut comprendre réellement ce que racontent les parfumeurs ? Eux-mêmes seulement saisissent les lignes du roman, et quoi de plus normal ? Mais on les retrouve de plus en plus esseulés dans leur verbiage, tels des autistes.
Les critiques (les sérieux) sont leurs seuls lecteurs éclairés. Les collègues et les proches qui parlent leur langue, personne d’autre. Voilà où en est la parfumerie. La culture n’est plus, au point de ne plus avoir d’intérêt. Les cons dominent avec leurs sciences sans science.
Impuissance
Le consommateur qui ne cherche que la puissance, la tenue, le sillage nucléaire, n’a pas besoin de nous indiquer où il en est de sa culture. On a compris. Puisqu’on ne peut quasiment rien respirer sous les effluves fukushimoises, que peut-il résumer de son navet ? Lorsqu’on cite le descriptif d’un parfum comme Hiris (dans l’épisode), où l’on est forcé de justifier sa légèreté entre les lignes, c’est parce que le besoin de ce descriptif met en lumière la catastrophe que l’on vit.
Depuis l’ère moderne de la parfumerie on n’a jamais eu besoin de parler de puissance, sauf pour mettre en garde sur « l’opulence » de certains. Aujourd’hui, vendre un beau parfum, fait de délicatesse et de poésie, est un handicape commercial…
Comprendre
Lire les histoires qu’on nous conte dans les flacons commence donc par apprendre l’alphabet. Certains feront d’ailleurs le lien avec la catastrophe généralisée qu’est l’orthographe de nos jours. On ne sait plus rien, on ne veut plus rien savoir, on croit tout savoir… On maîtrise tellement de choses… sans avoir jamais rien appris ! L’I.A. n’arrangera rien bien-sûr, mais ça leur permettra d’avoir l’air moins cons lorsqu’on leur posera des questions.
Tout ça pour dire que seuls les parfumeurs se comprennent désormais, les autres sont des exceptions. La clientèle ne cherche même plus à se cultiver, les influenceurs s’en sont chargés pour eux, les marques leur ont téléchargés leurs logiciels. À nous de survivre.
Qu’est-ce qui vous permet le mieux de saisir le propos d’un parfum ?
Toutes les archives de la Newsletter Parfum :
Ah les mouillettes !
L’amateur de parfum, le pro ou le client potentiel sont tous confrontés au même bordel : la putain de mouillette en papier canson…
Les beaux jours arrivent
Le soleil donne systématiquement envie de ressentir la fraicheur. Mais les clichés qui s’y collent nous orientent toujours vers les mêmes choses…
Ils veulent rien foutre !
Comment se fait-il qu’après plus de 20 ans de parfumerie de Niche certains continuent d’innover, et d’autres se branlent ?
Le bon conseil parfum
Si l’on veut viser juste lorsqu’on conseille quelqu’un qui cherche un parfum, il faut écouter ses attentes. Un exercice pas si facile…
Prendre des risques
À l’heure ou la Niche se calque sur le comportement de la parfumerie mainstream, elle cherche à ratisser le plus large possible…
Qu’est-ce que le luxe ?
Le passionné de parfum aime le parfum. Mais jetons un œil à la puissance du biais cognitif que provoque la connotation luxe d’un produit…
Histoires de marques…
Le virage de la modernité est souvent difficile à prendre. Les grandes marques, celles qui ont traversé les âges, marchent sur un fil…
Le Far West
Les petits branleurs aiment porter plainte contre nous, n’ayant rien dans leur catalogue pour argumenter autrement…
Rêve inaccessible…
Rêver d’acheter un parfum ne peut être lié qu’à la barrière qui nous en empêche : son prix. Une illusion qui fonctionne…
Parfums de voyages…
Un voyage ça se prépare ! Les passionnés de parfums le savent bien, les fragrances qui devront nous accompagner seront triées sur le volet.
Reset…
On rabâche nos conneries depuis 3 ans ou presque. Avec surtout des conseils aux consommateurs, aux passionnés de parfum. Revenons aux bases !
Saison 3, épisode 2022
On a tous pris du plaisir en voyant la brève attaque contre le site ce 20 décembre. C’est une déclaration de guerre qui se cache derrière !
Le labyrinthe de la parfumerie
On s’est tous pris cette noble douille. La hype du débutant en parfumerie est parfois meurtrière financièrement…
Le contexte de la formule
Créer un parfum est une création de l’esprit, avec ses qualités et ses défauts. Il faut donc considérer l’environnement qui l’a fait naître.
Le podcast cannibale
Alors qu’on en est à notre troisième saison du podcast, on est bien obligé de constater, qu’officiellement, on ne fait pas l’unanimité…















0 commentaires