Allumons nos cerveaux
Pour de vrai

Donnez de la force à vos gars ! Il a fallu 4 cafés bien obscurs pour réaliser cette newsletter !
Notre infâme communauté se retrouve sur notre Serveur Discord, on parle de fragrances, de bons plans etc. On s’affronte, on s’engueule, bref une putain d’ambiance !
Notre groupe Telegram diffuse tous nos épisodes + des inédits croustillants de temps à autre.
Pas inscrit à la Newsletter de La Parfumerie Podcast ?! Ça prend 3 secondes :
La rue…
Pendant que les petits vendeurs de rues vont font croire (et souvent ils en sont persuadés) qu’ils ont attrapé des occasions rares, ils ne sont au final que de simples points de vente ambulants, compris dans un système bien huilé. De nombreux établissements se sont spécialisés, ont dédiés des départements au marché gris. Bref, rien de bien neuf.
Le gris rend service et lorsque les vendeurs sont bienveillants c’est une aubaine pour les passionnés. On y retrouve des parfums souvent trop chers pour nous en boutique, on en profite réellement.
Mais les griseux sont aussi des humains et ils se prennent souvent la même banane que nous.

Les bâtards, toujours les mêmes
L’industrie, particulièrement sur le secteur français, se frotte les mains. Tous ces gueux qui ne pouvaient s’acheter des produits en faisant la queue aimablement. Lorsqu’on dit qu’il faut creuser le sujet du parfum c’est pour soi-même avant tout.
Dans les quartiers, la plupart des gens savent reconnaître un vêtement de qualité et son contraire, le luxe ça se détecte juste avec les doigts. Le flacon de son côté est encore un sex-toy, rien n’y fait !
On est des cons, c’est juste pour ça. Quand cette rue veut faire un effort elle parvient à tout maîtriser, l’industrie de la musique peut en témoigner, celle du cinéma aussi. Mais pour la parfumerie c’est la catastrophe. Tout se vend comme au premier jour, des dernières merdes à 200€, prix discount ! On s’arrache des ignominies Crivelliennes, des énormités Marlyennes ou des flatulences du bois ! Merci les influs !
Code of the streets
Les codes véhiculés sont comme tirés d’un mode d’emploi obligatoire, le même pour tous ! Si on gueule aujourd’hui c’est pour qu’on arrête d’acquiescer à chaque fois qu’une nouvelle maison débarque comme ça. On l’a dit plusieurs fois : même s’il est vrai qu’il faut sentir pour juger, ces bicoques du parfum sont lisibles à 200 km. Ça tape dans tous les biais cognitifs possibles, ça baise le client sans lubrifiant. Pas besoin vous me direz, il était déjà trempé. Pas faux.
La hype est un fléau qui est maîtrisé au plus haut sommet de l’industrie autant que pensé dans les petits bureaux de marques de niche. Si le passionné s’excite autant, c’est parce qu’on l’a programmé pour être au max.
Dans les années 1980, une greluche à poil suffisait pour tous nous envoyer à la caisse, mais de nos jours il faut qu’on se sente valorisé plus haut que notre vraie niveau. On veut du luxe bordel ! On vaut bien ça quand on bouffe des Tacos 24h/24, merde !

Les valeurs, les vraies
Les grands des quartiers, ceux qui rient au nez de celui qui porte des Balenciaga dégueulasses, ont posé des pierres en enfonçant les portes. Les réseaux sociaux ont tout niqué ! Il faut rétablir les valeurs qui guidaient le business dans nos quartiers : la confiance. Et cette confiance ne peut s’établir qu’en fournissant du parfum de qualité. Comment détecter cette qualité ? En en arrivant au simple touché qui nous fait trier les arrivages de sapes sur le terrain.
La merde ça ne se reconnaît qu’en consommant des produits supérieurs, en les portant. Tant qu’on portera nous-mêmes de la daube, qu’on écoutera des derniers tocards sur TikTok, on n’avancera jamais en cette direction. On est bloqué dans un cercle vicieux.
Ouvrir les yeux c’est accepter qu’on est dans l’erreur. Éteignons nos smartphones et allumons nos cerveaux.
Toutes les archives de la Newsletter Parfum :
Confier son parfum à quelqu’un d’autre ?
En s’asseyant dans une vraie parfumerie on part à l’aventure. On se laisse emporter vers des senteurs qu’on n’aurait jamais testé seul…
Com’ et générations
Les vieillards du game comme nous sont peu touchés par les parfums d’aujourd’hui, et les jeunes ne se retrouvent pas dans les anciens. Une question de message.
Pendant ce temps, en boutique…
Pendant que la guerre de la hype perdure sur TikTok, que les éclaboussures cachent la réalité, d’autres s’en tiennent à faire leurs courses en boutique…
Univers de marque
Goûter à un parfum suffit rarement avec une fiole de 2ml. Malgré les couleurs et le packaging, on plonge souvent dans le vide.
Persévérer…
Lorsqu’on se lance comme indépendant dans la création d’une marque de parfum il faut s’attendre à l’adversité, à être solide sur ses appuis…
L’écart se creuse
Malgré le flou ambiant et les frontières devenues poreuses entre les catégories commerciales de la parfumerie, l’écart se creuse en interne…
The revolution will not be televised
En 1971, Gil Scott-Heron avait prévenu, la révolution ne sera pas télévisée, n’attendez rien de l’industrie du parfum et de leurs suiveurs…
Parfums à la flotte…
Lorsqu’on parle de cahier des charges on pense aux gros calculs du mainstream, mais la pop niche n’est pas en reste…
Plus ça produit…
On a tendance à penser ces derniers temps que plus l’industrie pousse ses produits, plus c’est de la merde qui sort. Mais n’y a-t-il pas un souffle de vie ?
Le culte de la personnalité
Le temps a permis à l’industrie du parfum de cultiver les personnalités de ses parfumeurs, de surfer sur une popularité naissante, pourquoi pas ?
L’autarcie nécessaire
Lorsqu’on crée, on est ce qu’on appelle communément un artiste, et l’ennemi c’est toujours « l’autre ». Il faut souvent s’isoler pour être soi-même…
Les indés de la farce
Les chiffres des sorties sont chaque année en hausse, on voit l’industrie devenir une robotique à fric, il faut pousser les petites maisons.
La passion vs le business
Vivre sa passion en se lançant dans la parfumerie n’est pas gagné d’avance, il faut savoir faire des maths et observer pour s’en sortir…
La chute vertigineuse de la parfumerie
Quelqu’un peut-il m’expliquer comment on peut avoir un Ambre Fétiche en 2007 et finir avec des Ambre Safrano 15 ans plus tard ?
Les funambules
L’Indépendance qu’on aime en parfumerie n’est pas forcément celle qui fait de l’argent, elle se bat pour vendre sans se vendre.