Que peut apporter une nouvelle marque ?
Innover en parfumerie

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Le projet
Une marque en devenir doit avant tout se demander ce qu’elle vient foutre sur le marché. Non pas pour se chercher d’emblée une identité, mais plutôt pour mesurer ses intentions commerciales réelles. Savoir ce qu’on veut faire dans le game va forger la suite du projet, une maison Crivelli ne sera jamais du Naomi Goodsir !
Il faut évaluer ce qu’on cherche à produire et pour qui, puis voir enfin le caractère qu’on veut lui coller. Le vrai sujet de toute la parfumerie de niche s’ancre à ce niveau. Combien de milliers de marques sont venues faire un tour de bateau sans savoir où elles allaient, pour finir dans les abysses de l’industrie ?

Être soi-même !
C’est pourtant si simple de se démarquer, au moins dans les apparences et le discours. Être soi-même c’est être différent à tous les niveaux. Dans la vie de tous les jours combien d’être humains sont identiques ? Et même si l’on a soi-disant un sosie quelque part qui nous ressemble comme deux gouttes d’eau, il aura forcément sa propre vie, son propre parcours, son combat, ses propres cicatrices qui le rendront unique sur cette Terre.
La niche n’a pas les mêmes codes et obligations marketing que le mainstream. Elle fait ce qu’elle veut, comme elle veut. On peut raconter n’importe quoi, l’exprimer olfactivement comme bon nous semble, pourquoi s’imaginer qu’il y a des règles à suivre, qu’une feuille de route doit être suivie scrupuleusement ? L’être humain qui se cache en chaque propriétaire est tellement plus passionnant…
Les voies de garage
Le fait de vouloir systématiquement faire ce que les autres font, c’est tout simplement se foutre dans la merde. Le déjà-vu, le déjà-lu, le déjà-senti… Personne ne tient avec ce système, sauf si le compte en banque peut encaisser les défaites sur plusieurs années. Disons-le, la plupart des indépendants de la niche ne peuvent tenir plus de cinq ans sans ramasser un minimum. Donc les raclées, ça suffit ! Les copies ne mènent nul part.
Il faut évaluer le public à qui on souhaite s’adresser et apprendre son langage. Les marques trop évasives, qui nous gonflent avec les thématiques solinotes ne parlent à personne. Et, on le répète, combien l’ont fait avant elles ? La niche d’avant est morte et enterrée, on ne parle plus les mêmes dialectes de nos jours. Les codes basés sur les matières et les chemins vertueux de la production : tout le monde s’en bat les c*uilles frère !

Laisse du neuf
Là où une jeune maison peut faire le break, être en « rupture » comme ils disent, c’est en venant comme elle est. Avec son histoire, ses vraies envies et ses intérêts particuliers. Elle doit savoir fermer les yeux sur ce qui a été produit pour ne pas répéter les idées des autres, et elle doit savoir partager sa vision avec des mots nouveaux. Les maisons comme État libre d’Orange seront toujours un des plus bel exemple de par son parti pris. La marque s’est fait connaître en étant ultra communautaire, en étant sulfureuse, et complément décomplexée. À ce jour, elle fait ce qu’elle veut, elle peut même copier les autres sans se faire chier, elle sera toujours elle-même aux yeux du public.
Le vrai neuf c’est ne pas vendre son âme mais plutôt la faire connaître et l’accompagner des mots qui la feront comprendre. Il faut persévérer et s’ancrer sur une voie stricte, il en naîtra le meilleur et le plus sûr pour l’avenir, pour laisser une trace sur le relevé bancaire des clients.
Toutes les archives de la Newsletter Parfum :
Confier son parfum à quelqu’un d’autre ?
En s’asseyant dans une vraie parfumerie on part à l’aventure. On se laisse emporter vers des senteurs qu’on n’aurait jamais testé seul…
Univers de marque
Goûter à un parfum suffit rarement avec une fiole de 2ml. Malgré les couleurs et le packaging, on plonge souvent dans le vide.
The revolution will not be televised
En 1971, Gil Scott-Heron avait prévenu, la révolution ne sera pas télévisée, n’attendez rien de l’industrie du parfum et de leurs suiveurs…
Le culte de la personnalité
Le temps a permis à l’industrie du parfum de cultiver les personnalités de ses parfumeurs, de surfer sur une popularité naissante, pourquoi pas ?
La passion vs le business
Vivre sa passion en se lançant dans la parfumerie n’est pas gagné d’avance, il faut savoir faire des maths et observer pour s’en sortir…
Com’ et générations
Les vieillards du game comme nous sont peu touchés par les parfums d’aujourd’hui, et les jeunes ne se retrouvent pas dans les anciens. Une question de message.
Persévérer…
Lorsqu’on se lance comme indépendant dans la création d’une marque de parfum il faut s’attendre à l’adversité, à être solide sur ses appuis…
Parfums à la flotte…
Lorsqu’on parle de cahier des charges on pense aux gros calculs du mainstream, mais la pop niche n’est pas en reste…
L’autarcie nécessaire
Lorsqu’on crée, on est ce qu’on appelle communément un artiste, et l’ennemi c’est toujours « l’autre ». Il faut souvent s’isoler pour être soi-même…
La chute vertigineuse de la parfumerie
Quelqu’un peut-il m’expliquer comment on peut avoir un Ambre Fétiche en 2007 et finir avec des Ambre Safrano 15 ans plus tard ?
Pendant ce temps, en boutique…
Pendant que la guerre de la hype perdure sur TikTok, que les éclaboussures cachent la réalité, d’autres s’en tiennent à faire leurs courses en boutique…
L’écart se creuse
Malgré le flou ambiant et les frontières devenues poreuses entre les catégories commerciales de la parfumerie, l’écart se creuse en interne…
Plus ça produit…
On a tendance à penser ces derniers temps que plus l’industrie pousse ses produits, plus c’est de la merde qui sort. Mais n’y a-t-il pas un souffle de vie ?
Les indés de la farce
Les chiffres des sorties sont chaque année en hausse, on voit l’industrie devenir une robotique à fric, il faut pousser les petites maisons.
Les funambules
L’Indépendance qu’on aime en parfumerie n’est pas forcément celle qui fait de l’argent, elle se bat pour vendre sans se vendre.