Paris Perfume Week 2026, le verdict !

Saison 7 – Épisode 6

Une Paris Perfume Week à la hauteur

Chaque projet se voit grandir à mesure du temps et atteindre lentement sa taille adulte, la Paris Perfume Week ne déroge pas à la règle. Le progrès est hurlant et cette édition 2026 nous montre à quel point l’équipe de Nez la Revue avait la juste vision, qu’il fallait juste que quelqu’un de qualifié s’y colle. Paris, capitale au moins mythique du parfum, se voit enfin terre du salon qui lui rend ses lettres de noblesse.

Écouter l’épisode de La Parfumerie sur la PPW 2026 :

Paris Perfume Week 2026, le verdict !

par La Parfumerie Podcast | Saison 7

Une présentation emballée : Misia (qui porte À la Nuit de Serge Lutens), Fun (en N°18 de Chanel) et Arsène (en Fils de Dieu, du riz et des agrumes d’État Libre d’Orange).

Paris Perfume Week 2026 : Le Palais Brongniart, un cran au-dessus !

On est de retour ! La Sale Équipe a repris les chemins de la capitale pour cette troisième édition de la Paris Perfume Week, organisée par la bande de chez Nez. Souvenez-vous, il y a deux ans, on vous racontait nos premiers pas au Bastille Design Center. Cette année, changement d’ambiance radical : on quitte le côté « première fois » et intimiste pour investir le Palais Brongniart. Un lieu prestigieux, chargé d’histoire, qui propulse l’événement dans une tout autre dimension. On ne va pas se mentir, poser ses narines sous les plafonds de l’ancienne Bourse, ça a quand même une sacrée gueule.

 

Le prix du luxe ou le luxe du prix ?

Avant de plonger dans les jus, parlons du portefeuille. On a senti que le changement de lieu s’était répercuté sur la billetterie. À 35 € la journée et 90 € le pass trois jours, certains passionnés ont dû faire des choix drastiques. On sait qu’on est français et donc râleurs de naissance, mais pour un étudiant ou un vrai mordu qui veut tout voir, ça commence à faire une petite somme. Heureusement, comme on est des habitués de la maison, on a pu déambuler avec nos accréditations presse, mais on garde un œil sur le business model de l’équipe de Jeanne Doré : attention à ne pas devenir un salon trop « guindé ». Néanmoins, quand on voit que près de 12 000 visiteurs se sont pressés durant ces trois jours, on se dit que la passion est plus forte que l’inflation.

L’effervescence entre passionnés : On est chez les fous !

Ce qu’on adore par-dessus tout dans ce salon, c’est cette sensation d’être entre fous de parfum. On se retrouve au bar après la journée, on joue des coudes pour approcher un stand, et on discute philo ou souvenirs d’enfance avec des gens du Discord qu’on ne connaissait que par pseudos. C’est cet entre-soi communautaire qui fait le sel de la PPW. On a d’ailleurs eu droit à notre lot de caricatures : 

Le prix du luxe ou le luxe du prix ?

Avant de plonger dans les jus, parlons du portefeuille. On a senti que le changement de lieu s’était répercuté sur la billetterie. À 35 € la journée et 90 € le pass trois jours, certains passionnés ont dû faire des choix drastiques. On sait qu’on est français et donc râleurs de naissance, mais pour un étudiant ou un vrai mordu qui veut tout voir, ça commence à faire une petite somme. Heureusement, comme on est des habitués de la maison, on a pu déambuler avec nos accréditations presse, mais on garde un œil sur le business model de l’équipe de Jeanne Doré : attention à ne pas devenir un salon trop « guindé ». Néanmoins, quand on voit que près de 12 000 visiteurs se sont pressés durant ces trois jours, on se dit que la passion est plus forte que l’inflation.

L’effervescence entre passionnés : On est chez les fous !

Ce qu’on adore par-dessus tout dans ce salon, c’est cette sensation d’être entre fous de parfum. On se retrouve au bar après la journée, on joue des coudes pour approcher un stand, et on discute philo ou souvenirs d’enfance avec des gens du Discord qu’on ne connaissait que par pseudos. C’est cet entre-soi communautaire qui fait le sel de la PPW. On a d’ailleurs eu droit à notre lot de caricatures : 

 

« Ah voilà la bande de La Parfumerie, ils sont payés par Parfum d’Empire et AuParfum ! ». On en rit encore en attendant notre chèque pour allez au Ritz (spoiler : il n’est jamais arrivé).

Donnez de la force à vos gars ! Il a fallu à l’équipe 3 espressos bien noirs pour propulser cet épisode !

Les parfums Millesève, Paris Perfume Week 2026

Nos coups de cœur : De la vigne au Soudan

Côté découvertes, on a été servis. Misia a eu un énorme coup de cœur pour Millesève (allez sentir Chère Colette) et Drymer, même si ces derniers étaient un peu invisibilisés par une disposition des allées parfois capricieuse. On a aussi salué nos chouchous habituels : Alexandre Makhloufi de Dissident (ex-Sacré Français) avec son nouvel Umbra Veris très vert, ou encore, évidemment notre très chère Isabelle Larignon.

 

Le Stand Drymer à la Paris Perfume Week 2026

Nos coups de cœur : De la vigne au Soudan

Côté découvertes, on a été servis. Misia a eu un énorme coup de cœur pour Millesève (allez sentir Chère Colette) et Drymer, même si ces derniers étaient un peu invisibilisés par une disposition des allées parfois capricieuse. On a aussi salué nos chouchous habituels : Alexandre Makhloufi de Dissident (ex-Sacré Français) avec son nouvel Umbra Veris très vert, ou encore, évidemment notre très chère Isabelle Larignon.

 

Les parfums Millesève, Paris Perfume Week 2026
Le Stand Drymer à la Paris Perfume Week 2026

Mais s’il y a une marque essentielle que certains d’entre nous ont enfin pu découvrir, c’est Tayshaba. On en avait entendu parler par l’Ancien (forcément), et la rencontre réelle a été à la hauteur de l’attente. On est ici sur un voyage au cœur du Soudan, un récit biographique qui assume son identité entre matières premières ancestrales et modernité. Le storytelling est d’une sincérité désarmante, loin du « bullshit » marketing qu’on a pu croiser sur d’autres stands. C’est de la parfumerie qui a une âme, et on est ravis de voir que les gens s’y pressent, c’est une victoire pour le Parfum !

Le stand Tayshaba à la Paris Perfume Week 2026.

Une autre claque ? Maison Cépages. Imaginez une créatrice, Lauriane Oberto, qui est à la fois parfumeuse et vigneronne. Elle nous a captivés avec ses histoires de raisin muscat et de sève minérale. C’est ça qu’on vient chercher : des gens qui ont deux vies dans une seule et qui transmettent une passion brute

La Maison Cépages était présente à la Paris Perfume Week 2026 et c'était vraiment pas mal !

Mais s’il y a une marque essentielle que certains d’entre nous ont enfin pu découvrir, c’est Tayshaba. On en avait entendu parler par l’Ancien (forcément), et la rencontre réelle a été à la hauteur de l’attente. On est ici sur un voyage au cœur du Soudan, un récit biographique qui assume son identité entre matières premières ancestrales et modernité. Le storytelling est d’une sincérité désarmante, loin du « bullshit » marketing qu’on a pu croiser sur d’autres stands. C’est de la parfumerie qui a une âme, et on est ravis de voir que les gens s’y pressent, c’est une victoire pour le Parfum !

Le stand Tayshaba à la Paris Perfume Week 2026.

Une autre claque ? Maison Cépages. Imaginez une créatrice, Lauriane Oberto, qui est à la fois parfumeuse et vigneronne. Elle nous a captivés avec ses histoires de raisin muscat et de sève minérale. C’est ça qu’on vient chercher : des gens qui ont deux vies dans une seule et qui transmettent une passion brute

La Maison Cépages était présente à la Paris Perfume Week 2026 et c'était vraiment pas mal !

Le Village Chine : L’invasion poétique

La grande nouveauté, c’était ce fameux Village Chine, un échange de dix marques avec le salon Notes Shanghai. C’était l’enfer pour circuler, les marques étaient littéralement empilées contre les murs, mais quelle claque olfactive ! On a découvert une parfumerie fine, délicate, basée sur des récits mythologiques ou poétiques qui changent radicalement de nos codes occidentaux. Ils ont été dévalisés dès le premier jour, preuve que le public parisien a soif de changement.

Culture et Odorama : L’IA s’invite à la fête

À l’étage, l’ambiance était plus studieuse mais passionnante. L’exposition de l’Osmothèque, « L’empreinte des Maîtres », était notre refuge préféré. Sentir des formules d’origine comme le Vent Vert de Germaine Cellier à côté de la matière première (le galbanum) qui a fait son succès, c’est une leçon d’histoire / culturelle indispensable.
 
On a aussi testé (et on s’est bien amusés) l’expérience d’intelligence artificielle avec EveryHuman. Le concept ? On discute avec une IA, on lui raconte une histoire, et un robot vous fabrique un jus de 12 ml sur mesure. Misia lui a demandé un soir d’orage d’été avec l’odeur de la pluie sur l’herbe chaude (très réussi avec ses notes fumées et pétrichor), tandis que Fun a tenté de piéger la machine en demandant une transition entre forêt humide et plage tropicale. Bon, on ne va pas remplacer les parfumeurs demain, mais c’est un gadget fascinant qui permet de comprendre comment on peut traduire une émotion en algorithme

 

Le stand de parfum IA EveryHuman à la Paris Perfume Week 2026
+ de 12000 visiteurs à la Paris Perfume Week 2026 !

Quelques bémols (parce qu’on est La Parfumerie)

 
Tout n’était pas rose (même dans le salon Amouage qui était pourtant splendide). On regrette toujours ces stands en bois agglomérés minuscules où les exposants étouffent. Le mélange des genres est aussi parfois difficile : entre les influenceurs qui font trois selfies sans rien sentir, les distributeurs qui parlent business et les passionnés qui veulent discuter matières premières, il y a parfois des moments de flottement. Les marques ont d’ailleurs demandé une journée réservée aux professionnels pour l’année prochaine, ce qui nous semble être une excellente idée pour que tout le monde respire. Enfin, le programme « hors les murs » nous a semblé un peu plus mince cette année, même si l’expérience sensorielle dans le noir ou le cocktail ambré de Romain de Courcy du Ritz au stand De Laire nous ont laissé de beaux souvenirs.

Quelques bémols (parce qu’on est La Parfumerie)

 
Tout n’était pas rose (même dans le salon Amouage qui était pourtant splendide). On regrette toujours ces stands en bois agglomérés minuscules où les exposants étouffent. Le mélange des genres est aussi parfois difficile : entre les influenceurs qui font trois selfies sans rien sentir, les distributeurs qui parlent business et les passionnés qui veulent discuter matières premières, il y a parfois des moments de flottement. Les marques ont d’ailleurs demandé une journée réservée aux professionnels pour l’année prochaine, ce qui nous semble être une excellente idée pour que tout le monde respire. Enfin, le programme « hors les murs » nous a semblé un peu plus mince cette année, même si l’expérience sensorielle dans le noir ou le cocktail ambré de Romain de Courcy du Ritz au stand De Laire nous ont laissé de beaux souvenirs.
+ de 12000 visiteurs à la Paris Perfume Week 2026 !

Bilan : On remet ça ?

 Malgré ces quelques points de friction, cette édition 2026 est une réussite totale. La Paris Perfume Week a définitivement trouvé sa place et son écrin. On repart le nez plein d’émotions, les bras chargés de kits découvertes (pour ceux qui n’étaient pas en rupture de stock !) et déjà l’envie de voir ce que Nez nous réserve pour la suite.

 

Alors, vous y étiez à la Paris Perfume Week 2026 ?

Vous avez craqué pour quelle pépite ? Racontez-nous vos coups de cœur en commentaire, on a hâte de comparer nos mouillettes !

Faites profiter le lecteur de votre expérience, lâchez un commentaire !

1 Commentaire

  1. Cecile

    Trop envie de sentir l’orage d’été de Misia !
    Sinon je partage certains de vos coups de cœur et j’ai adoré vous rencontrer les fifou !

    Réponse

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Auteurs :

La Sale Équipe de La Parfumerie Podcast

La Sale Équipe

Depuis 2020, La Parfumerie Podcast s’est agrandie, multipliant les voix et les auteurs pour démocratiser les avis sur le Parfum. Tous dévoués à l’Art olfactif, c’est avec rage et ferveur qu’ils partagent leurs visions.

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