Ce que les Ball-Trap Awards nous disent…
Une lueur d’espoir
En sniffant ce qui s’est fait en 2020, ce que les grandes marques ont produit, et ce que la niche a composé, on est face à un constat…
La fin des catégories commerciales
Si l’on observe les finalistes de nos modestes Ball-Trap Awards, on s’aperçoit que de nombreux clichés volent en éclats. D’abord, et c’était l’intention première de cette compétition, des petites marques peuvent très bien damer le pion aux géants du parfum. C’est comme ça qu’on a retrouvé dans la plus éminente catégorie, « Haute Voltige », un petit parfum comme Le Ciel de Floratropia. Car en choisissant de n’utiliser que des matières naturelles, forcément, la marque débarque avec moins d’armes pour le combat. Ça présence en finale est une vraie preuve de savoir faire.
Mainstream / Privé : compte rendu
Si l’on se penche du côté du Mainstream, on voit aussi que le potentiel est sans limite. Même si le gros de la production 2020 a été des flankers, le niveau de compositions relève de la démonstration. De quoi faire comprendre aux propagandistes de la niche qu’il ne faut pas oublier qui maîtrise le game.
Ce qui nous a fait rire aussi, c’est les références privées qui ont vu le jour au cours de l’année. Des catastrophes, de manière générale. Même si heureusement des exceptions ont eu lieu comme de la part de Gucci. Oud Rosewood de Dior ou Capeline d’Yves Saint Laurent nous ont donné un peu d’espoir. Mais du côté d’autres marques, c’est la déconfiture. On pense à Louboutin bien sûr.
Les grosses cylindrées sont belles et bien au rendez-vous de 2021 ! Yves Saint Laurent, comme on vient de le voir, J’adore Infinissime de Dior, La Panthère Parfum de Cartier, L’Ombre des Merveilles d’Hermès…
Même si la grande distribution n’a pas eu d’heureux élus, elle n’est pas passée loin, et ça aussi ça fait plaisir !
La vraie Niche naissante
Côté Niche, ça a été mitigé, mais on en a l’habitude finalement. Les petits usurpateurs sont tombés très vite., mais en gros, la catégorie « Matières » a subi un Hold-up de la part de la parfumerie confidentielle. De superbes œuvres, dont il a fallu sacrifier nombre de réussites en choisissant les meilleures.
Loin donc les clichés en parfumerie. La Niche voit naître de belles marques qui donnent vraiment espoir à toute la sphère parfum de part leur parti pris et leur jusqu’au-boutisme. Matières Premières [au moment d’écrire cette newsletter, on croyait encore en cette marque de myhtos, cliquez donc ici], Floratropia, Les Bains Guerbois, ont démontré clairement qu’ils avaient quelque chose à apporter dans l’industrie. L’espoir.
Toutes les archives de la Newsletter Parfum :
Classique ?
Le succès ou la longue durée de vie d’un parfum en font-ils un classique ? Les exemples de Bleu ou Le Mâle sont-ils comparables ?
Confier son parfum à quelqu’un d’autre ?
En s’asseyant dans une vraie parfumerie on part à l’aventure. On se laisse emporter vers des senteurs qu’on n’aurait jamais testé seul…
Com’ et générations
Les vieillards du game comme nous sont peu touchés par les parfums d’aujourd’hui, et les jeunes ne se retrouvent pas dans les anciens. Une question de message.
Pendant ce temps, en boutique…
Pendant que la guerre de la hype perdure sur TikTok, que les éclaboussures cachent la réalité, d’autres s’en tiennent à faire leurs courses en boutique…
Univers de marque
Goûter à un parfum suffit rarement avec une fiole de 2ml. Malgré les couleurs et le packaging, on plonge souvent dans le vide.
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Lorsqu’on se lance comme indépendant dans la création d’une marque de parfum il faut s’attendre à l’adversité, à être solide sur ses appuis…
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Malgré le flou ambiant et les frontières devenues poreuses entre les catégories commerciales de la parfumerie, l’écart se creuse en interne…
The revolution will not be televised
En 1971, Gil Scott-Heron avait prévenu, la révolution ne sera pas télévisée, n’attendez rien de l’industrie du parfum et de leurs suiveurs…
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Lorsqu’on parle de cahier des charges on pense aux gros calculs du mainstream, mais la pop niche n’est pas en reste…
Plus ça produit…
On a tendance à penser ces derniers temps que plus l’industrie pousse ses produits, plus c’est de la merde qui sort. Mais n’y a-t-il pas un souffle de vie ?
Le culte de la personnalité
Le temps a permis à l’industrie du parfum de cultiver les personnalités de ses parfumeurs, de surfer sur une popularité naissante, pourquoi pas ?
L’autarcie nécessaire
Lorsqu’on crée, on est ce qu’on appelle communément un artiste, et l’ennemi c’est toujours « l’autre ». Il faut souvent s’isoler pour être soi-même…
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Les chiffres des sorties sont chaque année en hausse, on voit l’industrie devenir une robotique à fric, il faut pousser les petites maisons.
La passion vs le business
Vivre sa passion en se lançant dans la parfumerie n’est pas gagné d’avance, il faut savoir faire des maths et observer pour s’en sortir…
La chute vertigineuse de la parfumerie
Quelqu’un peut-il m’expliquer comment on peut avoir un Ambre Fétiche en 2007 et finir avec des Ambre Safrano 15 ans plus tard ?