Prendre du recul
Faire une pause pour respirer

Donnez de la force à vos gars ! Il a fallu 3 espressos pour réaliser cette newsletter !
Notre infâme communauté se retrouve sur notre Serveur Discord, on parle de fragrances, de bons plans etc. On s’affronte, on s’engueule, bref une putain d’ambiance !
Notre groupe Telegram diffuse tous nos épisodes + des inédits croustillants de temps à autre.
Pas inscrit à la Newsletter de La Parfumerie Podcast ?! Ça prend 3 secondes :
La noyade
À force de foutre le nez partout on ne sent plus grand chose. Si ça n’est pas un game changer ou une une frappe atomique, rien ne nous ébranle on nous fait espérer. Prendre du recul est pour ça nécessaire, évidemment. On vit autrement, un temps donné, loin du parfum. On revient à notre routine parfumée, parfois on ne porte rien, un vrai plaisir.
C’est de cette manière que j’ai pu recharger les batteries, profitant de la maladie qui m’avait mis parterre. Une bonne occasion pour presser sur « reset » et relancer le système qui n’en pouvait plus.

Sollicitations empoisonnées
On est beaucoup sollicité, contacté par les marques, on ne refuse jamais bien entendu. On nous envoie des kits découverte ou des échantillons pour prendre connaissance de ce que les maisons lancent et produisent, non sans souffrance.
La montagne de parfums à sentir nous repousse carrément parfois, on sent avec un certain mépris, ce qui n’est pas à l’avantage de ces entrepreneurs qui nous ont envoyé tout ça. Mais on est humain, on ne peut pas aller au-delà de nous-mêmes. La seule solution est donc de faire un break de temps en temps, pour revenir frais et dispo.
Zigzaguer entre les lignes des storytellings, entre les capots et les flacons affichés, esquiver la notion de prix, on sait le faire à peu près. Mais la saturation qui se cache au virage est souvent très nocive. Cette pose, je pense, à fait du bien à toute l’équipe, les malades comme les bien-portants.
Se relancer
Prendre du recul c’est aussi prendre de l’élan. Lorsqu’on fait un pas en arrière on a finalement plus de place pour sauter au dessus du tas d’échantillons. La motivation dans un projet c’est son fuel, sans ça tout est mort. J’ai pour ma part eu le temps de réfléchir et de continuer à croire en la parfumerie, on verra bien dans le futur…

Faire des choix à tête reposée
Réfléchir loin de la pression c’est aussi un avantage. On n’est plus là à se dire qu’on doit forcément parler de ci ou ça, d’untel ou un autre, rien à foutre ! On est pas une station-relais, on parlera de ce qui nous inspire et pis c’est tout !
Et ceci bien sûr, sans mauvaises pensées ou manque de respect, mais parce qu’on est des êtres humains et que parfois on n’en peut plus. Changer de disque ça fait du bien, surtout qu’on essaie souvent en cour de route mais ça nous mène à l’erreur.

Prendre son temps
Il y a une vraie arme cachée dans ce temps mort : laisser le cerveau respirer permet d’y voir beaucoup plus clair. Malgré la passion d’écrire et celle du parfum, il faut laisser le temps s’effriter parfois pour maintenir la tête hors de l’eau.
Les futurs avis seront triés, les épisodes seront bossés tranquillement comme on l’avait dit. On avancera sur les projets internes et externes avec la même énergie, et c’est le lecteur / l’auditeur qui y gagnera. Pourquoi faire autrement ? Je reste convaincu de la direction prise, il ne reste que chacun mette ses forces dans la bataille.
Toutes les archives de la Newsletter Parfum :
Classique ?
Le succès ou la longue durée de vie d’un parfum en font-ils un classique ? Les exemples de Bleu ou Le Mâle sont-ils comparables ?
Confier son parfum à quelqu’un d’autre ?
En s’asseyant dans une vraie parfumerie on part à l’aventure. On se laisse emporter vers des senteurs qu’on n’aurait jamais testé seul…
Com’ et générations
Les vieillards du game comme nous sont peu touchés par les parfums d’aujourd’hui, et les jeunes ne se retrouvent pas dans les anciens. Une question de message.
Pendant ce temps, en boutique…
Pendant que la guerre de la hype perdure sur TikTok, que les éclaboussures cachent la réalité, d’autres s’en tiennent à faire leurs courses en boutique…
Univers de marque
Goûter à un parfum suffit rarement avec une fiole de 2ml. Malgré les couleurs et le packaging, on plonge souvent dans le vide.
Persévérer…
Lorsqu’on se lance comme indépendant dans la création d’une marque de parfum il faut s’attendre à l’adversité, à être solide sur ses appuis…
L’écart se creuse
Malgré le flou ambiant et les frontières devenues poreuses entre les catégories commerciales de la parfumerie, l’écart se creuse en interne…
The revolution will not be televised
En 1971, Gil Scott-Heron avait prévenu, la révolution ne sera pas télévisée, n’attendez rien de l’industrie du parfum et de leurs suiveurs…
Parfums à la flotte…
Lorsqu’on parle de cahier des charges on pense aux gros calculs du mainstream, mais la pop niche n’est pas en reste…
Plus ça produit…
On a tendance à penser ces derniers temps que plus l’industrie pousse ses produits, plus c’est de la merde qui sort. Mais n’y a-t-il pas un souffle de vie ?
Le culte de la personnalité
Le temps a permis à l’industrie du parfum de cultiver les personnalités de ses parfumeurs, de surfer sur une popularité naissante, pourquoi pas ?
L’autarcie nécessaire
Lorsqu’on crée, on est ce qu’on appelle communément un artiste, et l’ennemi c’est toujours « l’autre ». Il faut souvent s’isoler pour être soi-même…
Les indés de la farce
Les chiffres des sorties sont chaque année en hausse, on voit l’industrie devenir une robotique à fric, il faut pousser les petites maisons.
La passion vs le business
Vivre sa passion en se lançant dans la parfumerie n’est pas gagné d’avance, il faut savoir faire des maths et observer pour s’en sortir…
La chute vertigineuse de la parfumerie
Quelqu’un peut-il m’expliquer comment on peut avoir un Ambre Fétiche en 2007 et finir avec des Ambre Safrano 15 ans plus tard ?