L’appât du gain
Il y a des marques qui partaient vraiment bien, avec des parfums superbes au lancement, puis qui ont volé en éclat à cause de leur réussite…
Désillusion
J’ai voulu parler de Tobacco Oud ce matin pour montrer ce qu’est devenue la niche et les collections privées. Mais j’aurais pu me servir du même parfum pour montrer à quel point les espoirs qu’on porte aux jeunes marques peuvent vite s’éteindre. De Tobacco jusqu’à Bitter Peach, qui est pour moi la confirmation de la fin pour Tom Ford, il n’y a eu que 7 ans. Du lancement de la marque à ce Tobacco il n’y a eu que 7 ans aussi… Ce marketing qui faisait la force de la maison en propulsant des jus intéressants et rentables a finalement eu raison de toute la direction.
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La loi du chiffre
À force de vouloir produire, de s’imposer un nombre de sorties par an, de chier des flankers à tout va, on finit par épuiser les réserves créatives. Les maths parlent à la place de la direction artistique, les chiffres remplacent les retours clients.
Même chose chez Armani Privé qui en quelques années est devenu un cagibi du parfum, pire bien-sûr pour Dior dont la collection privée est la poubelle de l’industrie. Le rendement forcé et le manque d’idées ont plongé Tom Ford dans le noir, plus rien d’intéressant ne sort, que des espèces de blockbusters calibrés et sans intérêt.
Aucune compétence
Si j’ai été si dur avec les indépendants dans mon audio sur Tobacco Oud c’est parce qu’on n’en peut plus d’être dans le noir. Les petits qui se disent artistes, artisans, différents, confidentiels, auteurs et j’en passe, que des mythos ! Êtes-vous vraiment à la hauteur de vos pages « à propos » ? Pas du tout. Des maisonnettes qui disent avoir inventé l’eau chaude, des paillettes sur des flacons, on n’est pas si loin de la pop niche…
On a besoin de savoir-faire (du vrai) et de compétence. Il faut de vraies Directions Artistiques en niche, des individus qualifiés pour être réellement des maisons de parfum. Ce qu’on nous propose dans ces petites enseignes n’est pas digne d’être appelé « parfum », même pas digne d’être étiqueté « commerce ».
Le bénéfice net
Les compétences des marques comme Tom Ford ont permis de propulser de vrais parfums qui ont placé la maison sur des hauteurs nécessaires à son futur. Une réussite s’en est suivie, des gains, des réinvestissements, etc. C’est tout ce que doivent observer les indés. Parce que les années suivantes ont été destructrices pour Tom Ford en terme de créativité, et destructrices pour le reste de la parfumerie. Si la marque montrait la voie avec ces lancements et sa réussite insolente, elle est devenue l’exemple de ce que le succès peut corrompre.
Les petits observateurs ont commencé à se dire que c’est comme ça que doivent se faire les choses, que doit se construire l’avenir du maison solide. Hors on a expliqué mainte et mainte fois que le jus et le marketing ne se gênent jamais.
Vous aussi vous avez vu de belles marques de parfum se foutre en l’air avec le succès ?
Toutes les archives de la Newsletter Parfum :
Pendant ce temps, en boutique…
Pendant que la guerre de la hype perdure sur TikTok, que les éclaboussures cachent la réalité, d’autres s’en tiennent à faire leurs courses en boutique…
Univers de marque
Goûter à un parfum suffit rarement avec une fiole de 2ml. Malgré les couleurs et le packaging, on plonge souvent dans le vide.
Persévérer…
Lorsqu’on se lance comme indépendant dans la création d’une marque de parfum il faut s’attendre à l’adversité, à être solide sur ses appuis…
L’écart se creuse
Malgré le flou ambiant et les frontières devenues poreuses entre les catégories commerciales de la parfumerie, l’écart se creuse en interne…
The revolution will not be televised
En 1971, Gil Scott-Heron avait prévenu, la révolution ne sera pas télévisée, n’attendez rien de l’industrie du parfum et de leurs suiveurs…
Parfums à la flotte…
Lorsqu’on parle de cahier des charges on pense aux gros calculs du mainstream, mais la pop niche n’est pas en reste…
Plus ça produit…
On a tendance à penser ces derniers temps que plus l’industrie pousse ses produits, plus c’est de la merde qui sort. Mais n’y a-t-il pas un souffle de vie ?
Le culte de la personnalité
Le temps a permis à l’industrie du parfum de cultiver les personnalités de ses parfumeurs, de surfer sur une popularité naissante, pourquoi pas ?
L’autarcie nécessaire
Lorsqu’on crée, on est ce qu’on appelle communément un artiste, et l’ennemi c’est toujours « l’autre ». Il faut souvent s’isoler pour être soi-même…
Les indés de la farce
Les chiffres des sorties sont chaque année en hausse, on voit l’industrie devenir une robotique à fric, il faut pousser les petites maisons.
La passion vs le business
Vivre sa passion en se lançant dans la parfumerie n’est pas gagné d’avance, il faut savoir faire des maths et observer pour s’en sortir…
La chute vertigineuse de la parfumerie
Quelqu’un peut-il m’expliquer comment on peut avoir un Ambre Fétiche en 2007 et finir avec des Ambre Safrano 15 ans plus tard ?
Les funambules
L’Indépendance qu’on aime en parfumerie n’est pas forcément celle qui fait de l’argent, elle se bat pour vendre sans se vendre.
Le rush de fin d’année
Ça y est c’est décembre, le compte à rebours est lancé et les jours s’égrainent vers le 25. Quelle grosse merde va finir sous le sapin ?
Vous reprendrez bien une banane ?
Pendant que les pétasses des réseaux sociaux veulent nous faire taire, on garde le cap sans baisser notre froc, sans baiser nos followers…















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